PRE-FACE 
Lorsqu’un avion s’écrase, on a beau tenter de décrypter sa boîte noire, jamais l’on ne saura vraiment se qui s’est produit à bord du microcosme de l’appareil juste avant la tragédie. Jamais non plus on ne pourra rendre la vie à la microsociété qui formait l’équipage (pilote compris). Il ne restera plus que des bribes d’un passé, sauvées et offertes au reste d’une autre et plus vaste société qui ne connaissait même pas ces gens mais qui, pourtant, maintenant que le drame s’est produit, semble vouloir en savoir davantage…Comme si, à l’instar de ces stars dont les strass font apparaître les fans, leurs malheurs, avaient , comme par miracle, mis en lumière ces inconnus que personne ne regardaient pour autant juste avant.
Mais pourquoi donc lire leur dernier message… ?
Parce qu’aucun accident n’est dû au hasard et que l’on ne chercherait toujours la vérité qu’à titre posthume ?
Des boîtes noires, il en existe d’innombrables, de toutes formes et de contenus tous aussi différents. Leurs buts, ou destinées diffèrent aussi mais elles restent toutes, avec leurs contenus tels de substantifiques moelles, toujours très intrigantes.
Que peut donc bien cacher celle-ci ?
Que peut donc mal cacher celle-ci ?
Le vide peut-être… ? Ou un trop plein d’ennuis stressant, de monotonie, de profonde solitude et de désespoir tragique. Si cela vous dit, essayez donc d’y voir plus clair dans tout ceci. Mais avant tout, et vous serez prévenu, ce ne sera pas une tâche facile car ce résidu de matière grise ne constitue en fait qu’un amalgame de matières noires, saignantes et sales ! De plus, pour découvrir cette substance, il faudra vous perdre dans les méandres d’un labyrinthe tout aussi répugnant et horrible !!!
Parfois, quand-même, je vous rassure, un petit espoir surgira mais sans doute en vain comme dans toute tragédie…
Sachez seulement, avant votre départ pour ce voyage sans retour, que tout le long vous nagerez entre l’irréel et la plus cruelle réalité ; entre la vie et la mort, le froid et le chaud, la solitude au centre d’un grand nombre, en somme, au sein de ce perpétuel YIN-YANG de l’existence.
Toutefois, au terme de son paradoxal voyage en moi, le plus grand plaisir que le lecteur pourra me faire, sera qu’il se sente choqué donc touché. En effet, dans un monde où plus rien ne choque, ne dérange (les plus perverses obscénités sexuelles elles-mêmes ayant été déjà exploitées), je serais heureux de pouvoir réveiller une conscience, une critique, même si cela ne fut que pour me fustiger, ou me trouver vain, nul et tout simplement laid ! D’ailleurs, à ce sujet, je n’ai jamais tenté une seule seconde la recherche d’une quelconque « beauté », bien au contraire : J’en ai assez de voir que de nos jours, on n’accepte plus que les beaux, aux belles voitures, aux beaux corps, aux beaux vêtements, aux belles paroles, à la belle vie, aux beaux arts.. J’en ai assez de cette dictature de l’apparence, de l’argent maître et du superficiel qui environnent chaque seconde de nos vies et nous empêchent ainsi de voir la véritable réalité du monde. Les intellectuels de tous bords nous causent sans cesse de mondialisation, de problèmes écologiques, de crises diverses, de maladies et famines, de catastrophes au travers le monde mais toujours sous forme de concept, eux-mêmes formatés par des tournures d’esprit qu’il faut avoir si l’on est vraiment un homme digne de ce nom, un « bel esprit » en somme… Il est temps, à mon sens, que cette beauté scientifique de conceptualisation de tout s’arrête enfin pour laisser apparaître la triste mais véritable réalité des vies humaines et de notre planète tels qu’elles sont, sans les édulcorées, sans les repeindre des belles couleurs du faux espoir, sans les maquiller de fards pour que nous restions comme des autruches , à faire semblant que tout peut sauter autours de nous, il ne nous arrivera rien pour autant et nous demeurerons toujours heureux avec nos belles plumes autours !
Il faut oser regarder en face ceux qui font les frais de notre monde ! Ceux qui, grâce à leurs misères, leurs laideurs, leurs noirceurs, donnent (et malgré eux) par leurs contraste, de la lumière à nos vies égoïstes ce qui nous laisse ainsi donc croire que nous sommes vraiment « les plus beaux » !!! Sachons voir et regarder la laideur de ce monde avec respect (et presqu’avec amour) pour un jour, peut-être, y découvrir, derrière, la véritable et sublime beauté. Une beauté si saisissante, que l’on ne s’empêcherait de la contempler comme l’on admire aujourd’hui une merveilleuse œuvre d’art. Mais il n’est nuls besoins de voyager bien loin pour trouver cette laideur évoquée. Parfois, au coin de la rue, on peut croiser des gens sans importance ou pire : Des gens très, très, très laids, non de visage ou de corps, mais bien parce qu’ils n’ont pas été peints comme les règles du beau chez l’Homme nous y obligeraient… : Il est difficile de constater que la loi punit les assassins, les drogués, les marginaux en tout genre et autres rebus de la société sans vouloir comprendre que ces gens ne sont que malades mais ils ne sont pas laids ! Ils sont tous malades : ils ont contracté les virus des différents déterminismes les ayant ainsi façonnés à être (ou plutôt à être devenus) ce qu’ils sont. Déterminismes aussi bien socioculturels que psychiques et physiologiques. Nous ne sommes pas : Nous devenons ! Grâce ou à cause des interactions de la société : Nous devenons… ! Nous ne choisissons pas, nous sommes amenés à choisir telle ou telle chose (tout en pensant pourtant que ce choix apparent émane de notre libre arbitre venu de notre propre « être » ; et même, parfois, pour certains, sans même en avoir cette pseudo-conscience d’avoir sciemment choisi). Certains donc, sont déterminés à se laisser aller, à ne plus comprendre (à moins que se soient eux, justement, et malgré les apparences, qui ont tout compris), à se rejeter. Si nous les rejetons aussi, alors, ils périront en tant qu’individus car il ne peut y avoir d’existence dite humaine « à l’état de nature ».
Je dédie donc les textes, les paroles, les mots qui vont suivre (et je dois bien l’admettre, plutôt médiocres et laids) aux médiocres et aux laids d’entre nous, à tous ceux qui ont leurs boîtes crâniennes devenues noires à cause des autres et qui donc ne peuvent jamais faire germer tout le génie qu’elles contiennent.
Vous seuls, les « faibles », qui connaissez la souffrance réelle et l’évasion par autre chose : vous seuls pourrez ressentir ce que ces mots renferment et ce, jusqu’à leurs humour, plutôt « noir »…
Ce qui va suivre n’est pas de la littérature (encore une vision bien conceptuelle du « beau » pour l’idée d’expression écrite d’une pensée), non ! Ce n’est pas de la littérature, encore moins de la poésie. Tout cet amas de textes réunis dans cette vulgaire boîte noire ne sont que des petits véhicules d’idées, de pensées, de feelings différents et lancés librement, parfois à vive allure sur les chemins du monde réel ou virtuel. L’auteur (de ces « méfaits ») n’est pas non plus un écrivain, il n’est que celui qui tente de dompter et de faire avancer ces véhicules en question ; en fait il n’est que le « mot-eur » de ces appareils. Y aura-t-il suffisamment de carburant, d’énergie pour toujours faire avancer l’engin ainsi que ses passagers ? Ou celui-ci tombera-t-il en panne ? Seront-ils tous victimes d’un accident ou d’un crash ?...Si cela est le cas, il ne restera que la boîte noire à décrypter pour celui ou celle que ça intéresse.
En attendant, ces mots en question sont là, avec leurs énigmes et, maintenant, ils vous appartiennent, je ne les maîtrise plus : Conduisez-les où bon vous semble ou gardez-les, au chaud ou au frais, en réserve, dans quelques boîtes noires, trouvées au hasard des no man’s land, des décharges publiques, des bidons villes ou des cimetières de voitures.
Le planeur (ou l’avion sans moteur).
LA BOÎTE
NOIRE
Le planeur (ou l’avion sans mot-eur)
...Mes instants perpétuels... (1987-1988)
…Et le moteur hurlait…
Mais j’entendais de la voiture
Le vent souffrant
Et invariablement claquait une pluie dure…
…Il Faisait froid…
Et puis ce feu au fond de moi
Qui me rongeait les viscères…
Et j’avais mal !...
Et je crachais mon désespoir
Plus puissemment que meme la rage
Des enceintes râlant le noir, filtrant le sang
Au Coeur du soir…
Quelle déchirure la solitude !
Pire qu’un gouffre, un coeur percé,
Pire que la mort, un corps vidé.
…Et la musique qui passe…
Filtrant le souvenir
Qui se hisse en limace
Aux parois glacées de plaisir
De mon corps.
Encore et encore cette musique s’extirpe de sa boîte
Encore elle pénétre l’antre
Et elle crie de trés loin en un bruit rauque et déchirant
Remplissant le vide d’une liqueur au gout ancient
Et elle coule toujours puis déborde des yeux
Qui ne voient plus qu’hier…
En fin, elle s’amenuise et s’estompe
Ne laissant plus, à nouveau que le néant de ma nuit.
Je m’enfuis alors sans plus un bruit
Et je rentre chez moi, regagnant seul,
Et jusqu’à mon lit
L’autre monde de mes rêves
Et, je l’espère pour un meilleur délir…
…Mais bientôt, je ressortirai…
Seul encore, ivre sans doute…
A l’intérieur d’une boîte noire mobile
La musique à fond
Pour oublier ces mêmes instants perpétuels…
INTERIEUR NUIT
Lorsque par la fenêtre fondant en larmes
Je vois le vague qui ondule
Vaguement je plonge dans mon drame
Je me projette en crépuscule
Je rentre en moi et je regarde
Scrutant avec difficulté
Les labyrinthes les grottes qui lézardent
Tous ces méandres inexplorés
Et je suis seul à voir
Même si ce n’est qu’en sombre-obscur
Et je suis seul pour voir
Et pour toujours je vous l’assure
Là
Là des secrets enfouis
Depuis au moins toute une vie
Des gênes plus ou moins refoulés
Ou des tabous trop démodés
Tous ces désirs anachroniques
M’inspirent alors la dérision
Une pulsion geste critique
Un stress une autodestruction
J’ai rien à voir avec ce monde
Cet extérieur sans soleil
Qui me plonge dans un long sommeil
Tuant toutes pensées fécondes
Rien qu’une flamme toute vibrante
Pourrait pourtant tout réveiller
Rendre la vitre resplendissante
Après l’avoir doucement séchée
Rien qu’une femme de pureté
Pourrait pourtant tout éclairer
Rendre le vide immensité
Après m’avoir pénétré
Aussi les temps ne s’y prêtent pas
Et plus aucune ne comprendrait
Comment je suis ou ne suis pas
Ayant vu ça elle se moquerait.
LE SIXIEME CIEL
Le pilote est seul à bord
De l’avion qui ne sait plus planer
Toujours plus de vitesse encore
Avant de décoller
Je veux monter plus haut mais je perds de l’altitude
Je consomme beaucoup trop
Pour une même attitude
Je pilote ma vie ?
Ou suis-je en automatique ?
Délirant aux hublots
Je ris d’une boule hystérique
Mais bientôt le niveau
De mon super carburant
Manquera à nouveau
Et je serai à cran
Que ferai-je donc alors ?
Sauter en parachute ?
Pour rallonger mon sort
Ou piquerai-je du nez en une ultime chute
Vers la réalité ?
Ou pire encore…
Resterai-je à jamais dans cette apesanteur
Loin de cette réalité qui me fait tellement peur
Mais dont j’aimerais malgré tout partager les loisirs
La changer voilà tout
Et m’y faire aimer juste avant de mourir
En attendant…………………………………TOI………………………………
……Tes ailes se décollent
M’aspirent m’ensorcellent
Et mon vol s’affole
Ton vent m’attire vers elles
La queue dévie et moi
Je ne contrôle plus rien
Mayday ! Mais aidez-moi !
J’ai peur d’être si bien
Ce vertige est un lâche
Il me fait du chantage
Ou bien mon cœur s’arrache
Ou bien il prend le large
Mais quel que soit le cas
J’y perds mon courage
Sans toi je ne peux pas
Vers toi je reste dans les nuages.
LA DESCENTE AUX CAVES 
Je descends à la cave
Marche par marche
Je sens davantage le salpêtre
Enneigeant le mur sale que je longe
J’arrive en bas
Une ampoule poussiéreuse
Me montre l’obscurité
De cet espace clos
Pourtant un petit soupirail
Baille par le haut
Et je vois des vernis noirs mobiles
Et blanchis de faisceaux de lumière d’or
Ils trainent ça et là
Où vont-ils donc là dehors ?
Peu importe, moi, je suis bien ici
Même sans air, je me sens libre
Et ouvert
Je me sens frais, immobile, enivré
Je me sens vrai
Au milieu de ces corps sans âme mais sans haine
Ces cadavres que l’on nomme bouteilles
Elles brillent comme une nature vierge
J’en vois des vertes, des jaunes, des rouges
Des pures même, pleines de poussière
Oui je suis bien là
Seul dans cette société
Qui se tait dans une harmonie de mots
Que je peux seul comprendre et répondre
Ici, plus de repères
Et je ressens même le temps
En train doucement de fondre
Je ne sais plus rien
Je ne réfléchis plus
Je ne fais que vivre
Et par sensations
Ce que j’ai déjà vécu.
DES JOURS ENDORMIS
…………..Les jours et les nuits s’écoulaient à une vitesse lumière comme la ronde folle d’un manège infernal que personne ne peut stopper……………………….
…………………..Leurs cris interminables parvenaient jusqu’à la petite vieille en noir qu’un camion éclabousse, chaque fois, lorsqu’elle passe seule à côté du caniveau qui n’arrive plus à avaler, tant les eaux se déchainent sous la tornade constante……………………….
………………….Un éclair détruisit l’arbre mort sous lequel le dernier ermite se repose, songeant aux jours endormis qui existent peut-être en un temps indéfini. Pendant que les flammes se prolongent…………………….
Mais plus loin les gosses se battent prés du chat écrasé par le camion et dont le sang se mêle à l’eau pour donner un peu de couleur au cadre. Tandis que sous le clochet craqué de l’église par où l’eau s’infiltre, le curé baise sa sœur avant de disparaître, résigné.
Les étudiants, eux, se demandent comment gérer et investir au mieux leurs connaissances. Ils y pensent tellement en faisant les cent pas qu’ils ne regardent pas plus bas, par terre, et leurs pieds pourrissent peu à peu dans l’eau.
…………………Et personne ne se rend compte qu’il pleut………
Sauf l’ermite mais il fait le mort.
Sauf la vieille mais elle est vieille.
Sauf moi mais d’où je suis on ne m’entend pas : j’ai en effet rejoins les jours endormis, après des jours et nuits blanches de recherches et d’études en ermite.
STRESSSSS
Des fils de barbelés tressés et tendus
S’enroulent et me serrent, je suis en boule.
Comme une mouche, je suis stressé et foutu
Je coule et me perds, j’ai les boules
Une foule de solitude me happe
Me tire dans l’antre sombre, me viole
J’hystérise, exorcisant le handicap
Plus d’ailes pour planer, je hurle, je m’affole
Stalactites et stalagmites fusionnent
Scindant le ventre, crevant l’estomac
Comme les crocs d’une araignée au cinéma
Horreur, mal-être et mort,
Je stresse, je frissonne.
RUN AWAY
A pied, à cheval, en voiture
Je run away
Jusqu’à toi !
Et sans ménager ma monture
Sur les highway
Sur les voix,
Franchissant ainsi tous les murs
Du son, c’est sûre
Et sans voix,
Je remonterai ainsi le futur !
Et oui, c’est dur …
Mais j’y crois !
Sans cesse, bravant vents et marais,
Je filerai très loin d’ici bas :
Deux rails et je deviens le TGV !
Et sans arrêt,
Tous, je les bats !
Tous les records de vitesse et d’altitude
C’est pour moi !
Un véritable héro, pour toi maîtresse,
Je deviens…
Mais, voilà,
Aucun journaliste de presse
A la fin, ne viens,
Et voilà !
Ma course folle contre la montre
S’arrête alors,
Et je bois…
Toujours…
Pour reprendre le vol
Tout contre toi
Que j’adore,
Aux abois !
Et demain,
Je referai le plein
Pour repartir
Et vers toi
Je vais fuir
Et jusqu’à la fin
Me démolir
Pour ta loi.
Je run away
Encore et encore
Je run away
NAITRE PAS ENCORE
MAIS DEJA SE DEBATTRE
T’entends son petit cœur battre
Au travers du ventre
Son petit cœur battre au centre.
T’entends son petit cœur battre
En chœur et avec trac
Déjà il va falloir se battre !
Trop tard pour battre en retraite
Déjà falloir attendre la retraite
Déjà devoir se battre
Déjà vouloir y croire
Déjà pouvoir.
Entendre un petit cœur battre
Comme une batterie d’attaque.
Sera-t-il un battant ?
Ou sera-t-il trop tranquille ?
Sera-t-il traqueur ou traqué par les villes ?
Sera-t-elle trop belle, sera-t-elle infidèle ?
Sera-t-elle une trainée ou une sainte modèle ?
Une tigresse ou un travelo
Sera-t-elle ivresse ou cruelle
Sera-t-elle bibelot ?
Trop tôt pour le prétendre
Ou même le sous-entendre
Rien que l’espoir d’attendre,
D’entendre,
Un petit cœur battre,
Comme un métronome qui troue
Le temps,
Qui trahit notre présent.
Ce petit cœur qui bat nous tue,
Te tue déjà.
Trop tard pour l’arrêter
Très vite il va percer
A force de frapper
A force de vouloir
A force de se battre
Déjà tu le traîne
Déjà il te traite
Déjà il veut combattre
Mais déjà il nous aime
Mais déjà tu l’aimes
Déjà pour lui, devoir, pour lui, falloir, pour lui, vouloir,
Pour lui pouvoir,
Souffrir, jouir, donner, voler, vivre puis mourir...
Et l’abandonner à notre société.
PAROLES VIVANTES
Tout habillé de noir
Portant même le brassard
Et jusqu’aux pompes funèbres
Il vivait aux ténèbres.
Sa ville fut un cimetière
Aux commerces de pierres
Les murs de marbre noir
Lui reflétaient le soir
Seul temps qu’il ait connu
Seul lieu où il vécut
Reposant au cercueil
Son lit ? Non ! Son Recueil
Là, dans cette boîte noire
On y lit ses déboires
Inscrits à l’encre terne
Des mots ancrés et fermes.
Existence non vécue
Vie inexistante
Vie de mort existante
Mortelle vie vécue.
Le rêve de la mort
C’est mourir chaque soir
Zombi le jour encore
Souffrir le cauchemar
Vouloir mourir, désirer vivre
Mourir vivant et vivre
Vivre en râlant la mort
Vivre mort, ivre-mort !
L'AUTOMNE D'HIER (22/09/1988)
Aujourd’hui c’est l’automne ! L’époque où je suis né.
Je me souviens un certain automne où je me promenais…
Tenant la canne du grand-père, j’avançais…
Personne ! Personne, le long de la longue allée.
Personne, sauf des feuilles par milliers,
Craquantes comme les petits-beurre de mon enfance
Aux couleurs de mon destin.
Cette allée que je n’ai jamais retrouvée
Me revient chaque automne en pensée.
Chaque automne, je la jalonne encore, en tête,
Comme si j’y étais…
Et je sens encore l’air un peu frais, je frisonne.., ça me pique au nez.
C’est mon plus précis souvenir
C’est ce jour d’automne où j’ai su que je devenais…
Mon « poupépe » peut-il mourir un jour ?
Peut-être en automne… ? NON !!! JAMAIS !
Oui, déjà, cette langueur monotone, je l’avais…
Ce ciel gris, cette solitude, cette peur
Etaient nés ce jour d’automne que je vivais…
L’automne, maintenant je le sais, m’a déterminé.
A jamais, en automne, je vivrai…
Et puis, un jour, en automne, je reposerai…
Enfoui par des milliers de feuilles craquantes
Sous le pied d’un vieil homme et de son petit fils,
Seuls, le long d’une longue allée…
TANT ET TANT
Tant et tant aimer sans retour, que l’on ne peut que haïr
Tant et tant haïr que l’on devient indifférent
Tant et tant donner sans échange que l’on désir reprendre
Tant et tant voler que l’on en vient à mendier
Tant et tant souffrir et sans ne jamais jouir que l’on devient impur
Tant et tant jouer que toute distraction nous lasse
Tant et tant bâtir et que tout casse, que l’on en devient délinquant
Tant et tant détruire que l’on s’abaisse au rang d’épave…et…
Tant et tant boire sans plus aucune évasion, que l’on en dégueule,
Tant et tant gueuler que l’on n’a plus rien à dire.
Tant et tant espérer, et sans espoir, que l’on en vient au doute
Tant et tant douter que l’on devient sceptique………………
Tant et tant vivre sans plus de quoi vivre que l’on désir mourir
Tant et tant mourir qu’à nouveau, on en vient à aimer…
Mais, …tant et tant…
ETERNELLEMENT AVANT
Reviens-moi comme avant
Comme il y a si longtemps
Temps mieux ou temps pis
Mais temps sans soucis
Temps de l’innocence
Temps de l’impudence de l’adolescence
Temps de naïveté
Et tant de pureté
Temps souvent oublié
Tant longtemps refoulé
Maintenant il est temps
D’aller rechercher, et
Sans perdre de temps
De se retrouver.
Reviens-moi comme avant
Parle comme avant
Parle normalement
Change tes vêtements
Cherche tes jean’s d’antan
Plus de maquillage
Plus de fausses images
Plus de prétentions
Comme tous ces grands
Reviens-moi comme avant
Dis-moi : « Protége-moi »
« J’ai peur quand t’es pas là,
J’ai besoins de toi,
Je suis seule sans toi,
J’ai peur de ce monde là ».
Oui, reviens-moi comme avant
Comme il y a si longtemps
Reviens-moi comme avant :
Revivons comme avant !
Restons comme avant !
Reviens-moi comme avant..
Aimons-nous comme avant,
Reviens-moi comme avant…
Reviens-moi comme avant,
Allons nous balader
Dans ce vieux lycée
Où durant sept ans
Durant si longtemps
Où durant des heures
Nos rires, nos pleurs
Nos rêves, nos déboires
Nos problèmes, nos victoires
Nos problèmes de maths.. :
Mon Dieu, que je suis mat !
Nos problèmes de cœur
Nos amis moqueurs
Nos profs inhumains
L’heure de perm, enfin !!!
Et les vendredi soir
Peux-tu rentrer tard ?
Où peut-on se voir ?
Non ! il n’est pas trop tard !
Reviens-moi comme avant
Et pour très longtemps Faisons durer le temps
Immortalisons ce temps
Vivons-le sans cesse
Éternellement
Ayons la faiblesse
De s’abandonner
Sans même se soucier
Retrouvons la fougue
Vivons la folie
Accepte la fugue
Tu es si jolie
Reviens-moi comme avant
Quitte tes instants
Tes obligations et tes relations
Quitte tous ces gens
Qui vivent par moment
Qui n’ont pas connu le temps
Qui n’ont pas vécu nos instants
Reviens-moi comme avant,
Reviens-moi comme avant !
Reviens-moi comme avant,
Reviens-moi comme avant.
Reviens-moi comme avant………………………………..
Dédié à elle.
PASSION
Avec la rage et la fougue de l’adolescence
Avec la raison du fou, avec son arrogance
Comme un raz de marée qui détruit un barrage
En lui-même construit pour affronter les âges
Mais dont l’éternité en un seul coup s’éteint
Pour que l’eau, sa maîtresse, en arrive à sa fin :
JE T’AIME !!!!!!
Je t’aime tant que ces mots ne veulent plus rien dire
Je t’aime que s’il fallait le crier, j’irai jusqu’à rugir !
J’en vomis cet amour qui est pourtant si pur
Ma Passion, Ta passion,
Toujours m’assaille, me dure… !
VIEILLE CHANSON TRISTE
Mais qu’est-ce que j’ai envie de pleurer
Quand j’entends ces mots
Ces sons qui viennent comme d’un profond écho
Lancé d’hier
Et jusqu’à moi
Comme une pierre
Qui me blesse doucement
Et qui me laisse plaintif, gémissant.
La nostalgie se stigmatise au plus profond de mon être.
Mais qu’est-ce que j’ai envie de pleurer
De douleur et de joie
Quand je pénètre cette musique
Qui me fouette
Comme un maso, je répète
Sans cesse cet acte fanatique
J’écoute et écoute encore
Je frissonne puis je brûle, je hurle !!!
Dans mes instants perpétuels…
Qu’est-ce que c’est bon ! J’adore !!!
Mais qu’est-ce que j’ai envie de pleurer de plaisir
Quand je jouis des délires d’avant.
Les images anciennes se reforment et existent
Dans le monde de ma pensée
Rien qu’à écouter, toute la vie d’hier se recrée
Mais qu’est-ce que j’ai envie de pleurer
Quand je revois le passé…
La musique est devenue image
Elle est devenue visage
Les paroles sont devenues les sons,
Les mots d’hier qu’ils prononçaient…
Ah ! Mais qu’est-ce que je peux pleurer
Quand je revis mon passé.
Oui j’écoute passer le passé, passer le passé
Passer le passé, passer, passer, passé
Et bien passé,…, et mal passé…
Et qu’est-ce que j’ai envie de pleurer
Quand stop la bande sonore
Et que disparaît l’empreinte de ma mémoire
Qui s’éjecte de la boîte à musique
De cette boîte noire qui me sert de boîte à idées.
Qu’est-ce que j’ai envie de pleurer
Quand de nouveau je suis présent
Dans cette nouvelle réalité
J’ai tellement envi de pleurer
Quand je vois que tout a changé
Que tout a mal changé.
SENS DU DELIR
Je dors…je hume le bonheur
Je dors, mais quel est ce fantasme ?
Je dors et plus rien que le spasme
De l’odeur d’une fille en fleur.
Je dors, je goûte de sa peau
Je dors, agglutinant ses lèvres
Je dors, desséché par la fièvre
J’en ose alors piper ses eaux…
C’est un courant, des vibrations
Lisses et tendres, claires et soyeuses
C’est comme si une douceur pieuse
Venait étreindre mon méandre
Et moi je vibre au diapason.
De sa musique, de ses soupirs
J’entends monter d’un coup très haut
La voix expirant le désir
Ah !! Puis s’essouffle le crescendo.
Je me réveille, elle disparut
Le temps d’un flash je vois le froid
Je vois l’amer et la sueur
Je vois le bruit, je ne vois plus !
Je me réveille alors j’ai peur,
Encore une fois, délir perdu.
LE VIDE 
Matière physique, tu me fais peur
Molle devenue dure ou l'inverse
Comme un plastic "immodelable", incontrôlable
Tu es sueur et controverse
Tu troubles et fais souffrir
Fais jouir et tues
Tu nous tortures.
Mais
Par delà matière grise je m'évade
Et je fluide sous l'espace et je glisse
Le corps ouate et l'aura peu à peu qui se hisse
A jamais que ce corps reste en rade !
Cette âme sombre peu à peu s'éclaircit
Cet instant, il quitta la souffrance
Mais ? Qui vient ?
Ce n'est rien, c'est le pur qui avance
Cet instant il quitta le noirci.
Qu'il est bien cet ancien alcoolique
De sa vie, il ne connut l'ivresse
Il ne fut que cet ivre bateau en détresse
Titubant au sortir des portiques.
Je marchais traversant l'air bleu-nuit
Toutes ces ombres fuyantes m'effrayaient
M'assaillaient, et coupable, je fuyais
Lorsque seul je rendais tout détruit.
LAID'ART
J’aime l’art sur le fond
La forme, n’est qu’une forme d’art
La laideur dans le fond
Contraste avec l’idée et si parfaitement
Que si clairement obscure
Elle efface, voire obture le maigre rôle du fard
Et éternellement
Toujours son rôle dure
Eteignant à jamais
Les lumières du beau
Et gagnant sur le temps
Et gagnant sur le faux
La laideur est réelle
Et partout présente
La beauté si superficielle
N’est qu’une représentante
Jamais elle ne prouve
Elle veut nous persuader
Et lorsqu’on la trouve
On se sent alliéné.
LE REMEDE
NOIR
Est le verbe
Et le feu glaçant
Pris dans la neige bleue et dévorante
NOIR,
Puis cet étranger
Mort en tombant de cet autre train
Parce qu’il avait voulu quelquefois rattraper un prénom d’enfant
Peut-être au japon
Ou dans cent ans.
Long, long ce train noir
Aux différents wagons identiques
Le grincement des rails gelés
Qui étincellent au bas-aigu
Le cri de cette enfant qui ne sait plus pleurer
Seule dans la forêt noire traversée par le train.
Et les gens qui défilent aux vitres
Du sablier, toujours les uns après les autres
Les glaces givrées du train aux compartiments bouillants.
Elle rêve à ces trois garçons imaginaires
Qui se suicident la face blanche
Froideur torride au terminus
Et masochisme de l’esprit
Le remède destructeur.
TOUT A L'HEURE AU CAFE, J'ETAIS EN TRAIN
Tout à l'heure, je suis entré
Tu étais en train de boire un café
Tout à l'heure, j'étais entré...
Tu étais en train de boire un autre café
Tout à l'heure, j'ai bu moi aussi un café...
Tu étais en train de finir ton troisième café...
Tout à l'heure, je buvais...
Tu étais en train de t'en aller
Tout à l'heure, je bus.
Tu étais partie.
Tout à l'heure, je suis resté, seul
Au café de la gare...
A t'imaginer dans ton train
A toute allure...
Et dire que tout à l'heure
Je te regardais...
Tu étais en train
De ne pas me voir
Mais le pire, c'est que
Tout à l'heure
On ne se reverra jamais...
plus jamais...
LES MAL-HEUREUX
C'est con qu'ils soient cons
Les gens heureux
Aveuglés de bonheur,
Ils ne voient plus rien de bien,
ni de mal...,
Ils vivent létargiquement
En état d'extase
Et sans drogue.
Trop bien, ils en ont marre...
Comme ils ils disent, ils s'emmerdent, ils se font chier...
C'est con qu'ils soient mal-heureux
Les gens cons.
REUSSIR
Réussir...???,,,,,,
Mais qu'est-ce que cela veut dire ?
Flot de bonheur d'une mère d'argent
Amour illusoire comme un joint qui fait rire
Quel marbre ? Et quelle flamme ?
Les animent ? Ceux qui sont durs
Et qui ne font que rire
Savent-ils vraiment ce que cela veut dire ?
Beauté fugace au fond d'un verre de glace
Et ils s'enlacent en croyant faire l'amour:
Je n'y crois pas, ils sont drogués
Ou ils n'existent pas
Attitude de vainqueur et vainqueur même encore,
Et-ce cela réussir ?
Le vrai héros a honte de ses victoires
Et sous l'humilité, il s'enfuit sans rien ne dire
Ne rien faire et pourtant réussir
Et boire car il ne faut pas mourir
Savoir qu'il faut attendre et en encaissant tout
En perdant tout honneur, ils réussiront tout !
LE FAIBLE
Souvent bien plus fort qu'il ne le dit
Le faible s'enfuit
Devant mégalos ou narcisses
Ils rougit encore alors que lui
Si grand par l'âme
Il s'oublie
Le faible donne tant
Qu'on lui prend encore ce qu'il lui reste
Et qu'on en rit
Le faible souvent le sait mais il fait semblant
de ne rien comprendre
Et plus il souffre
Moins il ne s'endurcit
Alors, le faible faiblit,
Alors le faible faillit,
Alors le faible faillit....................
A DES MILLIARDS DE MILLENAIRES-LUMIERE
La boîte est ronde. Elle l’est !
Mais pas assez, elle ne tourne pas rond.
Et ces quatre éléments qui la forment, pourquoi s’affrontent-ils sans cesse ? Se sont eux l’essence de la boîte, mais aussi son cahot. Leurs guerres incessantes font des bosses et des trous dans cette boîte. Je ne le supporte pas ! Je ne le supporte plus !
Pourtant, sans eux, pas de boîte…Alors que faire ?
Partir ! Partir ! Toujours partir ! Plus loin et plus vite et plus fort et encore et encore repartir de plus belle
de plus fou de plus en plus dingue le voyage jusqu’au bout du plus loin, l’ineffable éloignement largement sans limite, incommensurable itinéraire ! Parcours dément et démesuré.
Par le biais de vaisseaux sanguins, je m’évade et je fluide vers l’espace et je glisse…Plus de boîte : Le REMEDE m’a sorti du huis-clos ! J’en suis sorti enfin seul, sans les autres, enfermé dans mon rêve, je suis loin, dans un autre monde, à des milliards de millénaires-lumière, ne vivant que de perpétuels instants à vive allure, mais sans engins qui me transportent. Je suis dehors : La fenêtre est brisée, et elle vole en éclat, comme moi qui brûle de froid et qui vole par terre. Ici plus de stress, je me sens libre et vrai. Je tourne bien rond car je ne suis plus ; car plus d’air, plus de feu, plus d’eau ni de terre. Je suis rempli de vide car j’ai vidé le tout.
C’est comme cela à des milliards de millénaires-lumière…
Je ne désire plus rien : ni vivre, ni mourir, et là, je passe des jours et des jours, endormi, à cette vitesse-lumière, espérant ne plus jamais descendre de cet apesanteur car je ne sais plus rien, je ne réfléchis plus, je ne fais que vivre et par sensations, ce que j’ai déjà vécu.
QUAND JE TRENET SUR LE PLAGIAT LA MER
La mer qu’on voit pleurer
Le long des golfes d’ombre
A des reflets criant
La mer, des reflets si sombres
Et qui durent.
Au loin, un rock ricane
De la voir souffrir
Elle pourtant si douce
Comme la lyre
Elle devient guitare
Pour maudire.
La mer qu’on voit crier
Le long des golfes d’ombre
Semble vomir sa rage
La mer, elle pourtant si sage
Elle blasphème.
Pourquoi, en si peu de temps
A cause de ses infortunes
A-t-elle perdu l’argenté
De ses dunes
Qui faisait chantant le fou d’elle.
La mer, à croire que tu suis le mouvement
Que tu suis le courant
La mer, tu deviens loufoque…
Comme l’époque !...
JEUNESSE
Juste le temps de l'effleurer
Elle s'était enfuie...
Un instant, j'ai cru la rattraper...
Non ! elle était partie.
Elle n'est pas éternelle
Sinon, nous serions heureux...
Si elle fuit à tire d'ailes
Elle meurt alors peu à peu...
LE MAD-MONDE 
Un soleil électrique dans de drôles d’espaces clos
Climat tempéré mais sans aucune saison
Corn flakes à verser en guise de moisson
Je pêche des surgelés, le plastic coule à flot
Montagnes de béton aux beiges éternels
Mers de frisson où poussent d’étranges fleurs
En forme de champignons, abritant des chaleurs
Monde recréé où plus rien n’est fidèle
Univers d’herbes bleues attirantes et vicieuses
Nature bizarre, rude et inharmonieuse
Ordonnée par des fous aux désirs de victoires
Qu’ils nomment Culture et dont ils se font Gloire !
Des prétentions immondes se confondent au progrès
Ils ne savent plus planter d’arbres
Ils vénèrent le papier
Blasphémant certains hommes,
« Eux, les sous-développés »
Eux, vivant pourtant en frères,
En toute simplicité.
Pires que des animaux, les hommes développent leurs instincts :
Ces pervers ont transformé l’Amour
En un jeu sans début et qui n’a que des fins
C’est un monde sans fondement
Où je me tue à vivre
Sans même en savoir les raisons
Mais que je dois pourtant suivre
Y trouverai-je l’unique ayant mon point de vue ?
Et qui sera si pure qu’elle se mettra à nue.
Pour le moment, j’attends, prisonnier de ce monde
Respirant aux fontaines les vapeurs enivrantes
Seul réconfort peut-être, évasion rassurante… :
Je voudrais cependant m’extasier d’eau profonde.
LE DEFUNT VEUF
Une fille, un jour, un instant est entrée dans ma vie...
Elle a cassé toute bonté, humilité et amour.
Elle m'a fait devenir, par passion, le zombi que je suis et qui, pour toujours, souffrira l'agonie de la mort survenue cet instant...
MAIS,
Aujourd'hui je suis là sur toi
Et toi, tu reposes sous moi
Aujourd'hui je te parle
Et tu ne me réponds pas
Comme d'habitude, je me sens seul avec toi
Sauf que tu n'es plus là
Comme d'habitude je souffre pour toi
Et toi, tu ne souffres pas
Ou tu ne souffres plus;
Comme d'habitude un mur entre nous
Et tu ne vois pas
Mais pour la première fois
Je ne te vois pas
Pour la première fois un monde entre nous
Pour la première fois avec toi
Je me sens vivre et tu n'existes pas
Pour la première fois la lumière
Pour moi, la liberté
Et comme une vengeance divine pour toi
Le noir clos pour l'éternité.
ESPACE TEMPS
Les yeux levés vers le néant,
Les pieds figés, tu attends
Des heures, des mois, des millénaires...
Pourquoi l'espace t'enferme-t-il dans ton trou noir ?
Où tu respires de l'air liquide empoisonné.
Tu attends le retour du MESSI
Mais s'il ne revenait plus ???
Les étoiles sont belles, et bien tant pis.
Moi aussi je suis belle et bien.
Dans mon habit de cosmonaute, je déambule dans ma tête qui tourne autour d'un astre éteint.
Le temps a disparu, c'est une vitesse lumière qui te transporte
Loin de mon monde, loin de moi, loin de mon coeur.
C'est le cercle vicieux qui nous sépare.
Le BIG-BANG n'a pas voulu de nous;
Nos atomes se repoussent, la physique nous condamne à sombrer
Chacun dans nos obscurités, du fin fond du plus rien.
L'espace est clos, le temps est vide ou l'inverse...
Il n'est plus rien ni une fois ni deux ni trois...
La fin est proche.
Les yeux baissés, vers rien,
Les pieds, quant à eux, ils ont fini de pourrir
A force d'être restés figés dans l'eau durant des jours,
Des mois, des millénaires.
LA PANNE AVANT L'ACCIDENT
En panne ! Et merde ! J’en ai marre !
Pourquoi n’y a-t-il qu’à moi cela arrive ?
Encore une fois repartir à la dérive
A plus d’un mille de l’aérogare…
Gare à moi !
Si je rate l’atterrissage forcé
Mais le voyage, mon voyage, s’arrête ici
Vous voyez bien que je déraille…
Oh, et puis tant pis, je me laisse glisser…
Planons encore un peu avant le choc…
Dormons, on est si bien…
Relax ! Cool ! Ne crains rien,
Et que nos sens se débloquent…
Pendant ce temps le moteur peut bien serrer
Et cramer…
Moi, je m’en fout, comme un camé
Je suis cool, après tout, pourquoi s’en faire ?
En crevant, au moins, plus besoins de se rouler de force
Sur les chemins de poussière,
Au moins, plus de misères.
Vous ! les savants, vous les enquêteurs
Autres intellos et chercheurs,
Je vous laisse décrypter :
Trouver là, la panne !
Démystifiez l’accident :
La boîte noire vous attend,
Allez-y, cherchez ! Maintenant
Pourquoi tout a sauté ???
LA(R)ME FATALE OU L'ASSASSINAT DE L'AME
J’étais trop peureux
Pour que je ne dure
J’étais trop petit
Pour l’avoir bien dur
J’étais trop près c’est
Ainsi, soit-elle partie
Aussi sèche, cheveux
Au vent que je me prends
Je n’étais pas prêt
J’étais trop heureux
Et c’est très bien parti
Pour que ceux-là perdurent
Leurre est parti
L’heure est venue
Leurre amour est parti
Leur Amour est venu
La mort, sûre
Est au rendez-vous.
Larme cruelle blessante mais sans trace
Coule au cœur du silence troublant
Du temps qui passe
Ne laissant qu’un trognon de corps sans vie
Comme une vieille pomme sans jus
Que l’on croque’mor-ceau par morceau
Et que l’on jette sans regret
Avant de ranger le couteau du met-fait
D’une lame fine éclatante et belle
D’une telle douceur apparente que l’on s’en laisserait
Pénétrer le corps en une étreinte lente mais fatale.
J’étais bien trop jeune
Pour avoir vu clair
Mes yeux ainsi éteints
Ne verront plus que l’enfer.
MESSE A JE 
VOUS ! Pas besoins que je vous cite individuellement… :
Trop long ! Et puis, je ne voudrais pas en oublier…
Sachez seulement que je vous, ils elles
Et que vous, je et qu’elles ils.
Ne pleurez pas, ni vous, ni elles ;
Par contre, riez ! Vous ! Mais pas elles, pas elle…
Salut à vous tous
Adieu à vous toutes.
Je pars pour elle…
De cujus.
